Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 04:18

Un chiffre: 39. Mais qu’est ce donc ? L’année de la mort de Sénèque l’Ancien ? Le numéro départemental du Jura ? L’élément Yttrium dans le tableau périodique ?


EH BIEN NON ! Détrompe-toi naïf lecteur, 39 est la température négative ressentie à Ottawa les jours précédents. Oui tu as bien lu, -39°C ! Le Canada, en veux-tu, en voilà !

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Mais bon, rassure toi cher ami, nous apprenons tant bien que mal à survivre à ces conditions extrêmes (c’est le cas de le dire). De plus, pour la défense du pays, il ne fait en général qu’entre -20°C et -30°C en ressenti.


Je vois déjà certains s’interroger : « pourquoi diable ce petit Chinois, Ô combien beau et intelligent, nous parle t-il de température ressentie ? ». La réponse tient en deux mots : Wind Chill. En effet, le vent a cette fâcheuse tendance à souffler dans la région, augmentant la déperdition de chaleur du corps. Du coup, marcher par un petit -20°C officiel se transforme en expédition infernale au fin fond de la Sibérie.


Le froid s’infiltre partout, le jean a autant d’effet qu’un film de cellophane. La moindre surface exposée est agressée par milles aiguilles. Faire pipi dehors relève du suicide. Alors on essaie tant bien que mal de se couvrir. On redécouvre avec joie l’utilité des collants thermiques, des combis de ski, des chapkas… On apprend aussi très vite à enfiler plusieurs couches de vêtement avant chaque tentative de sortie spatiale (car croyez moi, après ça on peut sortir en short dans l’Espace).


Heureusement pour moi, j’ai déménagé sur le campus. La durée de mon trajet passe de 30 minutes à 3 minutes, autrement dit 27 minutes de moins à subir le viol cutané, le rapt dermique, de ce salaud de climat !

Par Lulu the biscuit - Publié dans : Ottawa
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 03:56

 

Pour le gros weekend de la Thanksgiving, je suis allé avec quelques amies faire un road trip vers l’ouest. Destinations : Toronto – Niagara Falls – Kirchner/Waterloo.


Nous avons loué une voiture à l’agence Discount Car, qui contrairement à ce que son nom laisse penser, n’est en rien un proche cousin du Lidl ou de Leader Price. C’est une agence tout ce qu’il y a de bien, qui, comme ses concurrents, pratique la pénétration anale lorsque l’âge du conducteur est inférieure à 25 ans. Nous avons du rajouter 20$ par jour pour une assurance supplémentaire. La location est revenue à plus ou moins 260$ pour cinq jours.

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Petit plus, comme le modèle que nous avons loué n’était plus disponible, nous avons eu gratuitement droit à la gamme supérieure : une Mazda 6. Assez agréable à conduire, les dépassements sur l’autoroute passent comme papa dans maman !


Après être parti d’Ottawa de bon matin, nous avons longé le lac Ontario, avec un petit stop pour admirer les îles du parc des Milles Îles (personnellement j’en ai pas compté 1000, ça doit être un syndicaliste qui a fait le décompte, ou un Marseillais).


Destination suivante, Toronto. Plus grande ville du Canada, il aurait été un crime de ne pas la visiter! Malheureusement pour nous, notre GPS a décidé de rendre l’âme juste avant d’arriver dans la ville, l’autoroute passant à quelques dizaines de kilomètres du Downtown, on a bataillé tel le 8ème bataillon de parachutistes de choc à Dien Bien Phu (true story) !


Nous avons été hébergés par Arnab, membre de Couchsurfing. Nous pouvons dire que nous avons été vernis, appartement tout neuf dans une résidence, avec piscine, terrain de basket, cinéma privé, et tout ça en plein centre ville, à 5 minutes de la CN Tower. En plus, nous étions en haut de la tour, avec une vue magnifique sur le lac. Je peux vous dire que ça cassait 3 pattes à un canard, voire les ailes s’il le faut !


Bon, vous vous dites : « Il brasse du vent ce petit, entre Dien Bien Phu et sa voiture de kéké, c’est quand qu’il nous parle un peu de la ville ? ». Eh bien patience, j’y viens !


Toronto est, comment dire… sympa ! Très américaine, aussi bien dans son architecture que dans sa population, nous sentions clairement que nous étions LOIN du Québec. Fini les panneaux bilingues, les accents à couper au couteau, on est dans l’Ontario anglophone !

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Bordant le downtown, le lac Ontario est magnifique au couché du Soleil, des reflets d’or avec pour fond les îles verdoyantes (je ne précise pas qu’en hiver il y a un truc, froid et blanc, qui s’appelle neige, et qui a une fâcheuse tendance à recouvrir la majorité du territoire Canadien, Toronto compris).


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Nous avons aussi visité l’hôtel de ville, le musée d’art moderne, ainsi que l’université de Toronto. D’autre part, pour les amateurs de hockey, le Hockey Hall of Fame se trouve dans la ville. Elle regroupe les noms de plus grandes étoiles de la NHL. Une sorte de Hollywood bd en moins glamour (vous avouerez qu’il est difficile de comparer le charme d’Audrey Hepburn à un bonhomme harnaché dans une armure, au visage déformé par de trop nombreux chocs, plantant sa crosse dans l’œil d’un camarade, mais non moins ennemi). La CN Tower est aussi une destination à ne pas manquer, une des plus grande construction du Canada, avec une vue panoramique sur la ville.

 

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Un autre endroit super à tester est le quartier historique de la Distillerie. Restaurants, bars, galeries d’art, le coin est super actif. « Une histoire imprégné de whiskey » selon la description du guide touristique, ça annonce la couleur.

       

 

Le lendemain, départ pour les chutes du Niagara. C’est un peu un rêve qui devient réalité, depuis le temps que nous en entendions parler. Nous n’avons pas été déçus. Lorsque nous nous approchions des chutes, un grondement assourdissant et une brume nous entourait. Nous sommes montés dans le Maiden of the Myst, LE bateau qui navigue dans le Fer à Cheval et qui s’arrête en plein milieu des chutes. Intense, c’est le seul mot qui m’est venu à l’esprit lorsque nous nous retrouvions étions entouré par les trombes d’eau, c’est le genre de chose à vivre une fois dans sa vie.

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La prochaine destination fut les villes jumelles de Kirchner et Waterloo pour l’Oktoberfest. Eh oui, la communauté allemande ne pouvait pas survivre si chaque octobre, il n’avait pas une occasion de se bourrer la gueule sans vergogne. Comment exprimer ce que nous avons ressenti… C’est un peu comme si dans Star Wars, Dark Vador avait dit à Luke : « Luke, je suis ta MERE ». Il faut dire qu’on y était le jour de la Thanksgiving, et les chapiteaux étaient aussi vides que le ventre d’un Somalien ! Autant dire que niveau ambiance, on retrouvait l’esprit du festival de la pétanque de Saint Martin sur Ocre.


Après un passage à Toronto, nous sommes rentrés à Ottawa. Résultat des courses, de supers souvenirs et une franche rigolage à l’Oktoberfest version ontarienne, un bon weekend en somme !

 

Par Lulu the biscuit - Publié dans : Voyage
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 00:37

 

A deux heures d’Ottawa,
Montréal et ses Québécois,
Deuxième ville du Canada,
Aux pieds du Mont du Roy.


Pas farouche pour un sou,
Des femmes et du vin,
Oh oui amusez vous,
Jusqu’au petit matin !


Grimpez le Mont Royal,
Marchez dans le vieux port,
Tout le charme de Montréal,
Sous un couché de soleil d’or.


Le stade olympique,
Ou les maisons du plateau,
Sont des traits typiques,
De cette ville au bord de l’eau.


Dépaysez vous dans Chinatown,
Ou alors en plein centre ville,
Admirez le downtown,
Et la prestigieuse McGill.


Dégustez une poutine,
A la fameuse Banquise,
Ca ne sera pas une verrine,
Plutôt le gras qui est de mise.


Aux Foufounes continuez,
Electriques elles le sont,
N’hésitez pas à vous déhancher,
Entre deux trois dindons.


J’espère que ces quelques mots,
Vous auront donné l’envie,
D’y aller au plus tôt,
A moins que vous ne soyez déjà parti !


Par Lulu the biscuit - Publié dans : Voyage
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 18:53

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Je vois déjà certains médire : « Il est bien gentil à nous raconter ses voyages ce Chinois, mais il n’est pas allé au Canada pour étudier ? ». Ce à quoi je répondrai : « Tout à fait mes amis ».


Eh oui, malgré cette destination de rêve qu’est Ottawa, ses belles filles aux formes généreuses et au bronzage impeccable, son climat de type méditerranéen, ses palmiers, ses plages de sable blanc, il y a un nombre assez incroyable de petits esprits, qui ne se soucient que de leur avenir, se complaisant dans leurs études, et qui, étonnamment, ne préfèrent pas vivre une vie de débauche, d’orgie et finir smicard (ou plutôt rsaïste maintenant) !


L’Université d’Ottawa se targue d’être une des plus grande université bilingue Anglais/Français au Monde. Certes, je ne leur refuse pas ce titre, mais en même temps, qui en a vraiment quelque chose à foutre de ça ? Enfin bon, je suis méchant, le côté bilingue a aussi du bon. Se taper de bonnes barres en écoutant les profs ou élèves québécois avec un accent à couper à la scie sauteuse, ça n’a pas de prix !


Et si on regardait du côté des cours, que nous proposent-ils ces braves bucherons à chemise à carreau accros au sirop d’érable et dévoreurs de castors innocents ? Ouah, mais ça ne ressemble pas du tout à une école d’ingénieur ! Niveau diversité on est servi : fac de droits, arts, sciences, sciences sociales, médecine, commerce, et quelques autres facs brasseuses de vent tel un joueur de cornemuse irlandais.


Hop, premier semestre, je choisis quelques cours au titre pompeux et au résumé intéressant. Et quand je dis quelques, c’est seulement 4, à raison de 3h par cours par semaines, soit un total de 12h hebdomadaires, pas de quoi faire un claquage cérébrale. Semestre 1, ça sera Enzymologie, Biosynthèse, Chimie Médicinale et Microéconomie.


Au début du semestre, dans ma tête, je n’étais pas si serein. Je me disais : nombre de cours réduit, c’est sans doute parce que la quantité de travail demandée est énorme. Tout le monde parlait d’acquérir une autonomie à la fac, beaucoup de recherches personnelles, tout le blabla pour faire peur à un ingénieur à qui on a plus ou moins tenu la main pendant tout son cursus, tels des parents compatissants guidant leur enfant trisomique.


Heureusement, tous mes préjugés et mes peurs ont été brisés lors des premiers cours. Pour bien se rendre compte de la chose, j’évoquerai un exemple, qui, pour les non chimistes, sera aussi clair qu’un verre de Guinness : en plein cours de biochimie, une élève se tourne vers moi et me demande « mais alors, quand c’est acide, c’est un bas pKa ou un haut pKa ? ». Pour nos amis non scientifiques, ou ceux qui auraient choisi une voie déviante telle que l’électronique ou l’informatique, c’est un peu comme si votre médecin généraliste vous demandait ce qu’est un rhume, c’est aussi aberrant que Pamela Anderson sans ses seins, plus surprenant qu’un Chinois sans ses baguettes ! Je pense que ces métaphores vous ont permis de saisir l’incongruité de la situation.


Hélas je n’étais pas au bout de mes surprises… Cours d’économie, le prof passe 20 minutes à expliquer comment faire une division, et une blonde (toujours les mêmes) trouve adéquat et approprié de demander : « Monsieur, je ne comprends pas ce qu’est l’offre et la demande ». Pardon ? Euh Houston, on a un problème, je suis à débileland, golioparc, degencity ou quoi ? Eh bien non, au fur à mesure que j’allais à ce cours (jusqu’au moment où j’ai arrêté d’y aller, c’était à la limite de l’acharnement thérapeutique), j’ai eu droit à un florilège de conneries, digne des meilleurs anecdotes de VDM. Pour leur défense, je dirais que c’était des élèves de première année, et qu’apparemment, ici, à ce moment là, c’est assez normal qu’ils soient cons comme leurs pieds. Comme quoi, le froid, ça tue les neurones.


Mais d’un autre côté, il ne faut pas croire que les Canadiens sont tous aussi malins que des manches à balais. Non, c’est plus leur système éducatif, qui fait que chacun se spécialise vraiment dans un domaine précis (le cycle de reproduction des lapins nains à poil court de Guinée équatoriale entre mai 1967 et avril 1968), dans lequel ils sont vraiment calés. Cependant, dès que l’on sort un peu de leur cursus, c’est la déchéance. La plupart ne connait vraiment rien d’autre, même si c’est des domaines qui sont très proches, voire directement reliés.


Après niveau prof, je les trouve beaucoup plus agréables qu’en France. On sent qu’ils ont envie d’aider les étudiants et qu’ils sont à leur disposition. Les étudiants sont habitués à avoir une certaine familiarité avec les profs, à déconner avec eux. Du coup, je passe un peu pour le coincé du cul aux premiers cours.


La qualité des enseignements est plutôt correcte, ça reste assez proche de ce que j’avais en France. Par contre, il y a un peu plus de devoirs et de recherches à faire chez soi, sans pour autant prendre tout le temps libre. Les profs proposent souvent des lectures conseillées, publications ou livres, mais en bon Français, élevé au grain de la paresse, je n’ai jamais vraiment eu le courage de me lancer dans ces périlleuses expéditions académiques.


Enfin, les examens, point crucial du parcours de tout étudiant, tel César donnant vie ou mort aux gladiateurs. Un mot : blague. Les examens, dans mes matières en tout cas, sont très accessibles. On sent que les profs n’ont pas envie de faire redoubler les gens. Surtout pour les cours de première année, les QCM comportent souvent des questions du niveau de  Qui veut gagner des millions, mais seulement celles avant le premier palier.


Voilà, j’espère avoir rassuré les potentiels étudiants d’échanges. Oui les cours sont pas mal, et non, pas besoin de se tuer à la tache. Vous aurez plein de temps libre pour voyager et vous amuser !

Par Lulu the biscuit - Publié dans : Ottawa
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 18:45

Désolé de ne pas avoir mis le blog à jour depuis quelques mois, mais la vie étudiante a été assez palpitante pour m’obliger à m’y consacrer pleinement.


Avant de commencer à jacter sur tout, de brasser du vent tel un accordéoniste du métro parisien, je vais vous parler un peu de la ville d’Ottawa. Capitale du Canada, Ottawa est loin d’être une belle ville. Extrêmement étendue, seule 1/10ème de cette dernière présente véritablement un quelconque intérêt

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L’attraction phare, la colline du Parlement, est le centre politique du pays. Les bâtiments sont assez sympas, sans pour autant atteindre le niveau d’un Reichstag ou de l’Elysée, et l’environnement est agréable. Bordé au nord par la rivière Ottawa, à l’est par le canal Rideau, et au sud par le downtown, la colline est le siège de nombreux événements touristiques. D’ailleurs, début décembre, les bâtiments sont illuminés pour Noel, leur donnant un certain charme (les mauvaises langues argueront que ça tient un peu d’une version cheap de la fête des Lumières de Lyon).

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Juxtaposant la colline, le canal Rideau est la seconde attraction importante de la ville. Longue de 200km, elle a été initialement construite pour défendre l’empire Britannique (eh oui les Canadiens sont tous des vieux rosbeef de 5ème génération !) contre une attaque potentielle des Etats-Unis. Maintenant, elle a trouvé une vocation plus récréative, et devient en hiver, la plus grande patinoire du Monde. En effet, de janvier à mars/avril, le canal gèle entièrement, ce qui permet aux gens de patiner une section sur 8km de long !


P1080021.JPGLes autres intérêts touristiques de la ville sont plus anecdotiques, telles le Marché By (une sorte de marché branché, bordé de restos, de bars et de magasins chicos) et Sandy Hill (où se situe l’Université d’Ottawa ainsi que de très belles maisons). De plus, pour les aficionados des musées, les passionnés de la culture, les obsédés de l’art et autres les férus de l’érudition, Ottawa offre un nombre assez impressionnant  de musées. Cela va de la Galerie Nationale d’Art, au internationalement connu (mais certes non visité à l’heure où j’écris l’article) Musée des Civilisations. D’autres musées, tels que ceux de la guerre, de l’aviation, d’histoire naturelle ou de la ville, vaudraient le détour, mais je n’ai pas encore eu, à l’heure actuelle, la foi, l’envie, ou le besoin pressant de les visiter.


Je promets que si un jour, par le plus grand des hasards, poussé par une force supérieure, indépendamment de ma volonté, j’étais amené à pénétrer dans ces lieux de débauches, votre serviteur ci-présent ne manquerait pas de vous faire un rapport détaillé et concis de ces antres du démon !

Par Lulu the biscuit - Publié dans : Ottawa
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